MUTATION SILENCIEUSE

Ta vision des choses deviendra claire, que lorsque tu regarderas dans ton cœur…

Celui qui regarde à l’extérieur, rêve.  Celui qui regarde à l’intérieur s’éveille ! 

Carl Gustave Jung

Solstice 2021

Dans le solstice d’hiver du 21 décembre, lorsque nous pensons à la neige, sa structure visuelle peut être associée symboliquement, au blanc de la glace, quant à ces flocons en forme d’étoiles, eux nous portent vers le rêve, à travers l’intime de soi et la source de vie. L’hiver ici, exprime l’acte intérieur du « non-agir », dans le froid hivernal, l’opération délicate de notre esprit qui hiberne, mute et se modifie. Ceci rend possible un processus intérieur d’observation, en l’ouverture d’une grande écoute. Tout instant d’éternité et de méditation, nous permet d’entrer dans les réflexions de l’existence. Le monde de la pensée se dépouille de ses artifices, et nous dirige vers la paix et le ressourcement.

Ces longs moments de silence sont unis à l’introspection, qui nous guide vers l’essentiel. Sur nos chemins emportés par le quotidien et le temps qui nous pressent, nous omettons la justesse de la vraie vie, et l’harmonie des rapports affectifs. Suivre un chemin spirituel, dépend de la détermination de notre recherche, en l’application même à concevoir ce quotidien, face à soi et au monde extérieur. Il faut savoir que deux natures contraires existent en l’humain, bien que sa tâche soit de réunifier cette dualité en lui, il ne peut suivre qu’un maitre, et là sera son choix.

Dans les périples du passé, nous nous retrouvons dans le regret de la chronicité de nos récits, plus ou moins mal achevés ou, totalement inaccomplis. Il nous faut contempler et revoir le décor, le lieu, les scènes, qui ont participés à geler les énergies d'amour afin de ne plus retomber dans ses mécanismes.   

 

Cette « cristallisation d’images dans son immobilité » évoque souvent le retour de quelque chose à revoir, comme un arrêt en soi. Cette réflexion émerge d’une mémoire de l’Être profond. Les sentiments d’injustice ressentis, entre soi et l’autre, ou les autres, imposent souvent ces examens de conscience, à l’égard de nos idéaux et au maintien de l’ordre en l’ego. Dans le respect d’autrui et l’estime de soi, cette lisière de la communication, réside entre la pensée et l’acte, la terre et le ciel. Ceci nous oblige à couper les branches mortes de l’orgueil, des faux sentiments, du conditionnement et de la culpabilité.

 

Si cet axe est posé au centre, en tant qu’observateur, les raisons du déroulement de ces effets extérieurs, quant à la négligence passée, mèneront vers ces graines mal plantées. Notre conscience nous apprend à voir, et réparer les évènements importants qui ont imposé les changements aujourd’hui. Ce constat ne vient pas du mental, mais d’un cœur vidé de toutes ses spontanéités, jusqu’à ne plus pouvoir simplement recevoir, pardonner et partager.

 

Cette période de bilan, ouvre à la remise en cause qui nous invite à descendre dans les souterrains de l’inconscient, et voir nos automatismes de rejet, de filtres enracinés qui détournent l’expansion et l’image de soi. Dans le regard de cette magnifique mise au point, l’hiver nous permet de se coucher plus tôt et de se lever plus tard, afin de se recharger et de préserver le corps vital. La paix intérieure qui nous envahit, est à l’image de la sève des arbres dont l’énergie redescend en ses racines, afin de se reconstruire. Le plus précieux en soi, est cette capacité fondamentale à renaitre et surgir, de cet axe enfin repositionné sur les fondements de l’Amour et de la vie. Tu es arrivé nu sur terre, tu repartiras nu aussi, sans bien ni argent, peut-être avec l’Amour seul, que tu auras pu tisser. L’hiver évoque après la chute, ce point de réconciliation et de conclusion, qui élève de nouvelles énergies en conscience, pour apparaitre de nouveau, aux prémices du printemps.

 

Très heureuses Année 2022 en conscience.

 

                                            

                                                                                                            Sébastien et Jamaël