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LES MYTHES

La conception humaine existait-elle avant que l’histoire des civilisations ne fût ?
(Extrait de l’ouvrage en finalisation « l’Âme du Tarot » de Jamaël).

 

Le mythe est contemplé en tant que vestige d’une culture antique ; Pourtant ce langage primordial émerge étrangement du fond de soi. Il conte comment une exploration inconsciente et tangible, révèle différentes étapes de l’existence humaine, à la recherche de sa source. L'inexprimable héros se poursuit en l'homme, de façon à rendre ses perceptions imaginaires plus sensibles à la magie de mémoires chimériques liées à une conscience vertueuse et divine.

Depuis leur tradition d’origine, les Mythes demeurent le grand réceptacle de l’esprit de nos civilisations. C’est à l’origine des religions primitives que s’est développé la mythologie et ses métaphores. Depuis la plus haute antiquité, les hommes en quête du mystère, cherchaient à représenter les fondations de leur nature. À travers Homère, Platon et d’autres encore, les paraboles issues de la Grèce antique, ont permis les préceptes et l’enseignement, donnant accès à tout un monde onirique suivi du privilège de la transmission orale. Bien qu’ils aient changé de forme, ces Mythes évoquent la richesse d’un inconscient collectif, et continuent de traverser le temps. Au-delà des contes, qui parlent d’une vie après la mort, le rite de passage de notre humanité remémore de façon cyclique, ce conflit entre les forces de l’univers et l’arrogance de l’ambition humaine emportée ici-bas, par l’esprit de négation.

 

Née de l’innocence, la conscience humaine se retrouve en quête de son origine spirituelle, soumise une fois de plus, au mécanisme de sa recréation. Celle-ci cherche en vain, à se libérer de sa culpabilité. Un nouveau déluge serviraient-ils à régénérer l’humanité, dans l’hypothèse d’une apocalypse annoncée ? L’exploit le plus important, existe en notre labyrinthe intérieur même, à travers le récit créatif de notre vie, que nous pénétrons par nos rêves, la nuit.  

 

De tout temps, l'homme s'est intéressé aux mythes. Vécu en soi, avant même d'être conté, il est la parole, la figure, l’action du soi, à travers l’existence, et en ce désert de l’âme qui révèle le cœur de l'homme et les mystères de son passage sur terre. Ce qui est imprimé dans notre mémoire, conduit à chercher en nos propres sens.

Ces paraboles qui émergent de l’inconscient, percutent la magie et la réalité, à travers les émotions de notre enfant intérieur. Le regard est fixé sur un magnifique héros, à la découverte d’obstacles attendus, lesquels exposent diverses interactions, où tout se reproduit comme mémorisé en soi, nous appelant à notre destin. Cet intérêt porté aux mythes, s'est considérablement développé au siècle dernier, quant à l’analyse philosophique.

Les symboles de ces récits fantastiques mettent en scène des êtres surnaturels et divins qui viennent nous rappeler l’attachement à une histoire, qui est la nôtre. L’intérêt est de pénétrer ce conte imaginaire qui revivifie la morale de notre vérité intime. Le mythe nous apprend à redoubler de prudence devant les faux héros, qui encouragent à la violence et à la haine. Dans cette aventure, l’existence humaine s’identifie à l’épreuve. L’affection sans l’abandon, ou la déchirure sans la réconciliation, ne peut subsister sans la conscience d’une justice vertueuse qui invite à la solitude et l’introspection. Le Mythe nous unit à ce surhomme divinisé, afin de déraciner cet ego prisonnier de sa condition humaine. Par la poésie de ces récits, ce surhomme se trouve sacralisé, raffermi dans sa glorieuse splendeur. Ces contes en image sont les forces vives du printemps qui renouvellent, l'espoir, le rêve, la puissance à bâtir, pour aimer de nouveau.

Ces songes de l’éternel, restent le passage indicible des fondements d’une renaissance initiatique.

Beau printemps à Tous.

Bien à vous Jamaël.

P.S. Joseph Campbell réunit dans son ouvrage, différentes études sur le sujet : « Le Héros aux mille et un visages ».